| Titre : |
Biodiversité des champs cultivés : l'enrichissement floristique |
| Type de document : |
Extrait d'ouvrage |
| Auteurs : |
Pierre Jauzein (1954-) |
| Année de publication : |
2001 |
| Importance : |
43-64 |
| Langues : |
Français (fre) |
| Catégories : |
[CBNPMP-Thématique] Biodiversité [CBNPMP-Thématique] Mauvaises herbes [CBNPMP-Thématique] Messicole [CBNPMP-Thématique] Plantes subspontanées, naturalisées, envahissantes [CBNPMP-Thématique] Récoltes annuelles des champs : céréales, légumineuses, pomme de terre
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| Résumé : |
La biodiversité des champs peut être analysée à des niveaux très variés, tous interactifs : l'approche peut concerner les milieux (polyculture, bocage...), les populations commensales des cultures (richesse spécifique, richesse fonctionnelle) ou la variabilité infraspécifique. Ce dernier aspect, peu étudié, est fondamental 1 . Nous n'aborderons donc ici que la richesse spécifique, en incluant tout au plus quelques taxons infraspécifiques de haut rang. Sans entrer dans les grandes théories écologiques, nous appuierons notre discours sur les principes des stratégies adaptatives que l'on peut pédagogiquement caricaturer par le triangle de Grime (1977). Trois composantes principales, très gourmandes en énergie, déterminent la persistance d'une plante en un lieu donné : -la compétition (C) qui regroupe toutes les interactions entre végétaux, qu'elles soient inter-ou intraspécifiques ; -la résistance aux stress (S) comprenant les adaptations diverses à des facteurs (surtout climatiques ou édaphiques) limitant la croissance des végétaux, par excès ou par défaut ; -la résistance aux perturbations (R) c'est-à-dire à des facteurs détruisant partiellement ou totalement les individus. La culture, dans une acception traditionnelle, est pratiquement synonyme de travail du sol : l'agriculteur, par une série d'interventions, détruit la végétation indésirable pour ne tolérer qu'une ou quelques plantes cultivées, le plus souvent importées. Jamais, avant l'homme moderne, les végétaux n'avaient subi de perturbations si systématiques et ciblées ; ainsi, seules les espèces les plus évoluées dans une stratégie de type R ont pu survivre à l'intensification progressive. Rares sont les cas où cette pression de sélection a abouti à des modifications macroscopiques au niveau des taxons, permettant de les distinguer des formes sauvages originelles (voir 2.3.) : cette pression ne date que de quelques millénaires. Nous admettrons la plupart du temps que les espèces présentes dans les champs étaient préadaptées à cette situation et vivaient autrefois dans des milieux primaires soumis à des bouleversements fréquents du substrat ; il est cependant évident qu'elles n'ont cessé d'évoluer et que « quelque part » elles ne ressemblent peut-être plus à leurs ancêtres. |
| Permalink : |
https://biblio.cbnpmp.fr/index.php?lvl=notice_display&id=131585 |
Jauzein, Pierre (1954-)
2001
Biodiversité des champs cultivés : l'enrichissement floristique.
In: Agriculture et biodiversité des plantes. INRA, Paris: 43-64.
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